Il sera cet été à Turenne

14 février 2019

Après Moscou, Nashville, New-York, Tokyo,... nous aurons le plaisir d’accueillir Thibaut Garcia en duo avec la jeune violoncelliste russe Anastasia Kobekina que vous avez peut-être entendue lors du concert de clôture de la Folle Journée de Nantes retransmis sur Arte début février !

Né en 1994 à Toulouse, le guitariste Thibaut Garcia a été désigné hier « Révélation Soliste instrumental de l’année « aux Victoires de la musique classique. Un journaliste de France Musique l’a rencontré lors de ses répétitions à la Seine Musicale. Découvrez son parcours à travers cette interview :

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’être musicien ?
C’est mon père qui m’a donné envie de jouer de la guitare. Guitariste amateur, il écoutait beaucoup de guitare classique à la maison, j’ai découvert le répertoire de Joaquín Rodrigo, d’Agustín Barrios Mangoré, d’Emilio Pujol, Federico Moreno Torroba et j’ai adoré cette musique. Dès que je me suis mis à la guitare et que j’ai joué les premières notes, je suis tombé amoureux de l’instrument, physiquement. C’était un plaisir de jouer tous les jours. Puis, à force de jouer et de travailler, je me suis dit que je pourrais en faire mon métier.

À quoi pensez-vous lorsque vous jouez ?
Cela dépend des morceaux, des passages... Il y a des moments où l’on est très concentré sur la partition, on écoute tout, et puis il y a des moments où l’on va se laisser emporter par la musique. C’est que je trouve beau en concert : on n’est pas dans un état d’esprit unique tout le concert, c’est changeant. Entre des moments où l’on maîtrise tout parfaitement et des moments, quand on se laisse aller, où l’on a l’impression qu’on se voit à la troisième personne, comme si on écoutait le concert depuis le public.

Si vous n’aviez pas été musicien, qu’auriez-vous fait ?
C’est une question que je me suis posé il y a longtemps, et en fait il y a deux choix : j’aurais fait souffleur de verre, ça me fascine. J’ai découvert ce métier petit à l’école. Je trouve que c’est une matière magnifique, qui peut se travailler de manières différentes et le résultat est beau. Sinon j’aurais fait chocolatier, parce que c’est une matière noble, je suis fasciné gustativement par le chocolat, mais aussi par la matière et ce qu’on peut en faire physiquement. J’adorerais faire un stage de souffleur de verre, le problème c’est que cela abîme les mains.

A noter : ouverture des réservations le 28 mars pour les adhérents - le 11 avril pour tous .